Deux fois plus de vagues de chaleur sont à prévoir en France d’ici 2050.
Ces périodes de fortes chaleurs sont d’autant plus difficiles à vivre pour les citadins qu’il existe un phénomène d’îlot de chaleur urbain. En ville, les espaces extérieurs manquent d’ombre, sont peu ventilés et constitués de surfaces minérales qui stockent la chaleur en journée et la restituent pendant la nuit. La température nocturne baisse donc moins en ville qu’à la campagne, ce qui ne permet pas de rafraîchir suffisamment les logements.
Cela peut conduire à des inconforts, des coups de chaleur et des déshydratations occasionnant parfois la mort des personnes les plus fragiles. Les habitants de logements sous les toits insuffisamment isolés ou sans protection solaire peuvent être exposés à des températures encore plus élevées.
Des solutions de rafraîchissement existent ! Mais aucune ne peut résoudre seule la problématique de l’inconfort pour les citadins et la surchauffe urbaine. C’est pourquoi les villes combinent généralement plusieurs solutions en recherchant la meilleure efficacité possible.
Par exemple, la ville de Paris a mis l’accent sur trois solutions : la création de parcs et espaces verts irrigués (10 % des espaces verts), l’isolation des bâtiments et l’intégration de revêtements à albedo élevé (surfaces réfléchissantes de couleurs claires), l’augmentation des températures de consigne de la climatisation de 23 °C à 26 °C (bureaux) et 28 °C (résidentiel) – qui ont permis un rafraîchissement de l’air extérieur jusqu’à 4,2 °C la nuit et une réduction des consommations énergétiques de 60 % !
À Lyon, la végétalisation de bandes sur l’avenue Garibaldi pour recueillir les eaux de pluie, l’arrosage des espaces verts dans les périodes de canicule, l’utilisation de revêtements en béton clair sur les trottoirs et la réduction du trafic automobile par la limitation des voies de circulation ont fait baisser la température ambiante de 1,8 à 2,3 °C en moyenne par rapport à la station météo de Lyon-Bron et améliore le confort thermique de 9 °C par rapport à une zone minérale. Le rafraîchissement est augmenté d’environ 55 % grâce à l’arrosage des végétaux par l’eau pluviale stockée dans un bassin enterré. Cette mesure est d’autant plus efficace si elle est réalisée 3 à 4 jours avant le début de la canicule.
Des solutions existent donc mais il est important de choisir celles le mieux adaptées au contexte local et de bien réfléchir à leur mise en œuvre.